A l'occasion de la journée internationale des ‪#‎droitsdesfemmes‬ ce ‪#‎8mars‬ les ‪#‎JRG‬ défendent une vision du féminisme émancipatrice et citoyenne, un combat quotidien auquel nous devons tous participer

« N’attendons plus le changement, soyons le changement »

Travailler à plus d’égalité entre les femmes et les hommes est devenu un poncif de la vie politique. Habitué-e à vivre dans une société plus équitable, nous oublions que cela est le résultat de nombreuses luttes passées. Nous commémorons fréquemment les changements législatifs qui ont marqué la France après la Seconde Guerre Mondiale. En témoignage, quelques avancées marquantes : 1946, le principe d’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines est inscrit dans la Constitution, 1975 c’est la loi Veil autorisant l’IVG qui est votée, 1983 marque l’adoption de la loi Roudy pour l’égalité professionnelle, en 2000 ce fut la controversée mesure sur la parité en politique. Des évolutions bien récentes.

Ces mesures législatives doivent encore être complétées, à titre d’exemple la loi, adoptée en 2014, pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Chacune de ces étapes ont permis l’octroi de droits ainsi qu'une amélioration effective de l'égalité entre citoyennes et citoyens. Nous saluons bien sûr nos aîné-e-s pour ces combats sans lesquelles, les femmes d’aujourd’hui seraient encore assignées à résidence, mineures éternelles de la société.

Cependant, chaque année, nous faisons le constat d’une société où la discrimination basée sur le sexe est généralisée, courante et ancrée dans notre société. La litanie des chiffres égrenés chaque 8 mars en est la preuve. Alors quels combats devons-nous mener aujourd’hui pour ne pas rester face au plafond de verre de l’égalité ? Pour nous, Jeunes Radicales et Radicaux de Gauche, la lutte à mener aujourd’hui est celle du changement des mentalités et de la responsabilité citoyenne. Et ce, dans l'espoir d'obtenir des comportements, des actes, qui permettrons de balayer les inégalités qui règnent encore dans le pays des « droits de l'Homme ».

L’émancipation individuelle passe par l’égalité entre les femmes et les hommes. Chacun doit comprendre ce qu’il a déjà hérité de cette évolution et ce qu’il lui reste à conquérir. Le/la citoyen-ne émancipé-e doit pouvoir s’extraire des assignations identitaires, et notamment de celle du sexe. Car derrière ces assignations, pointent les stéréotypes et avec eux des inégalités réelles qui touchent d’autant plus nos concitoyen-ne-s les plus fragiles. Ainsi la lutte en faveur de l’égalité est une recherche de progrès et de liberté.

Jeunes Radicales et Radicaux de Gauche, nous nous définissons comme féministes. Féministes car nous sommes pour l’égalité entre les femmes et les hommes comme un objectif de progrès. Féministes car nous refusons de voir la moitié de l’humanité comme des victimes éternelles de l’oppression, mais car nous les considérons comme capables d’agir pour leur propre émancipation. Féministes, car nous pensons que la lutte contre les discriminations dans tous les domaines et pour tous les sexes, doit être une boussole. Féministes, car l’humanisme que nous défendons ne saurait se départir de ce combat nécessaire. Féministes, car de cette égalité, femmes comme hommes nous avons tous à y gagner.

Mais l’émancipation ne peut se décréter sans actions, ne peut s’établir sur de simples évocations. Les mesures législatives, réglementaires, matérielles sont des bases de changement et des progrès peuvent encore être réalisés. Nous pensons à l’éducation, base de formation des citoyens éclairés, où de plus amples ambitions, aussi bien dans le monde de la petite enfance, de l’Education nationale, peuvent se faire jour. Nous pensons au monde professionnel, où trop de femmes et d’hommes sont assignés à des rôles traditionnalistes, les empêchant d’évoluer. Nous pensons aussi au monde politique, où sans contraintes, les partis de tout bord, semblent incapables d’agir pour l’égalité. Preuve en est : les statistiques de répartition des mandats dès que la parité n’est plus obligatoire.

Nous voyons aussi que les changements législatifs ne suffisent pas. Il faut en appeler à la responsabilité individuelle et collective pour une lutte qui doit se faire au quotidien, pour une exemplarité des décisions qui ne vide pas encore le sens des mots en faveur du progrès. La sensibilisation contre les stéréotypes doit être une mission prioritaire, et que chacun doit s’approprier : monde associatif, collectivités, entreprises, et citoyen-ne-s.

Nous devons aujourd’hui devenir des citoyen-nes actifs/ves pour construire notre destin. L'égalité n'est-elle pas partie intégrante de notre devise républicaine ? Tous ensemble, nous ne devons plus simplement attendre le changement, nous devons l’incarner, nous devons être ce changement.

Les Jeunes Radicales et Radicaux de Gauche