Le 2 Décembre dernier, les JRG PACA ont assisté au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) à Paris à un débat public sur le thème des "jeunes et la santé: comment être plus solidaires".

Débat réalisé sur la base d'un travail collectif de 22 jeunes issus de régions et secteurs d'études différents, à l'initiative du Conseil National de Santé, le Programme de Stratégie Nationale de Santé et le Ministère de la Santé, étaient présent aussi des membres du CESE.

6 axes de réflexions ont été décrit:

- L'accès aux soins:34% des étudiants refuse les soins faute de moyen; 92% pratiquent l'automédication.

Les principaux problèmes de santé que rencontre les jeunes évoqués sont les soins dentaires, l'optique, les addictions, les IST, les problèmes d'accès à la prévention, et la souffrance psychologique

Sont alors énoncé: les dépassements d'honaire sur les soins dentaires et d'optique principalement, l'accès à la complémentaire santé, l'accès aux médecins généralistes, la nécessité de l'extension du remboursement des autres méthodes de contraception, l'anonymat de la contraception, la gratuité de la pilule du lendemain jusqu'à 25 ans.........

les propositions énoncés: Présence permanente de médecin dans les centres de santé universitaires rémunérés non plus à l'acte mais par les collectivités. La régulation des déserts médicaux et encadrement des dépassements d'honoraires. Anonymat de la contraception.

- La solidarité et la prévention:

Le manque d'implication des responsables d'établissement pour la diffusion des messages de prévention (MST, addiction). Le manque d'infirmières scolaires dans les lycées. Méconnaissance des lieux d'écoute et de soutient en cas de souffrance psychologique. Nécessité de faire une prévention des conduites à risque par les paires. Mieux cibler les populations jeunes, pour mieux faire passer les messages de prévention.

- Le rôle des institutions:

Inégalités entre les territoires. Abscence de connaissance sur les dispositifs de soins et de protection sociale. Opacité du système administratif, avec un temps de réponse de ces administrations mal compris. Pas d'accessibilité des informations aux personnes souffrant de handicap. Trop grande multiplicité des aides accordés par les collectivités territoriales, sentiment de "mille-feuilles". Nécessité 'un guichet unique sanitaire et social permanent au sein des facultés.

- L'accès aux droits:

Facilitation de l'accès à la CMU CMU c notamment pour ceux qui sont ni étudiants ni salariés. Offres de complémentaires qui s'adaptent en fonction des besoins de santé des jeunes. Tiers payant systématiques pour les jeunes de moins de 25 ans.

Mais que penser des jeunes précaires qui ont entre 25 et 30 ans? Ceci n'est pas présent dans les réflexions.

- Responsabilisation individuelle:

Formation gratuite et obligatoire aux premiers secours. Pas de recours systématiques à une prescription médicales, favoriser l'automédication.

- Rôle et place des jeunes dans la démocratie sanitaire.:

Difficultés à intéresser les jeunes aux problèmes de santé s’ils n'y sont pas directement et personnellement confrontés. Inclure les jeunes dans un régime de protection sociale globale et non de créer un nouveau régime spécifique.

Cette séance a permis de lancer des propositions et de nourrir des pistes de réflexion pour les JRG.

En dehors des difficultés d'accès aux soins persistant, une notion des difficultés administratives voir une opacité de fonctionnement pour les jeunes ont été évoquées, incitant donc à une simplification que cela soit pour les conditions d'attribution des droits qu'en terme d'information.

Une note négative à exprimer est que la sélection des jeunes dans le public ne se soit portée que sur des classes de seconde. La jeunesse de notre pays est beaucoup plus variée et ne s'arrête pas à 25 ans contrairement au message véhiculé par le groupe de travail des 22 jeunes. La conséquence à cela c'est que le public jeune ne s'est pas senti concerné par les vrais problèmes de santé, car trop jeunes et vivant encore au domicile familial. De plus aucun travail n'a été fait par les équipes éducatives en amont du débat.

Concernant le débat, sur le fond les thèmes importants ont été évoqués, des propositions ont été énoncé, mais les 3 heures de la séance, les 6 thèmes abordés n'ont pas pu laisser la place à de vrais discussions.

Le représentant de la Mutualité Française est aussi intervenu lors des questions pour affirmer qu'il était indispensable que les jeunes aient recours aux mutuelles pour garantir la prise en charge des soins.

Il est à nous les jeunes de faire attention que nous ne soyons pas une nouveau type de marché à conquérir, une nouvelle " vache à lait".

 

Espérons que le ministère de la santé tiendra compte de cette prise de parole des jeunes, encore imprécise, mais il s'agit là d'un début et même d'une véritable innovation.

Cet essai doit se poursuivre aussi en province et renouvelé fréquemment.

Les JRG seront au rendez vous du combat pour une vrai équité dans la santé des jeunes et entre les territoires.

 

Desille Sébastien

Délégué Régional PACA

Délégué à la thématique Santé et Handicap.

 

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